CULTURE Le président de la Fondation Nationale des Musées, Mehdi Qotbi a annoncé l’ouverture d’un musée des tapis marocains à Marrakech pour le début de l’automne.

À partir de la fin du mois de septembre, l’espace Dar Si Saïd met l’artisanat marocain à l’honneur et accueille un musée consacré au tapis marocain. “Plus de 400 tapis, représentant la richesse de la culture et du savoir-faire marocain et provenant de toutes les régions du Maroc y seront exposés” précise Mehdi Qotbi, le président de la Fondation Nationale des Musées.

Issue de 5 régions du Maroc, la confection des tapis est un véritable art perpétué de génération en génération. Servant aussi bien dans les tentes nomades berbères, les cérémonies ou encore les maisons basses du Moyen et Haut-Atlas, il est aussi utile que décoratif. Tapis de laine, motifs en coton, tapis tissés, noués, brodés, tapis boucherouites, kilim, henbels ou azilal, l’art du tapis marocain et toutes ses subtilités n’auront plus de secret pour vous, grâce à ce nouveau musée.


La Chambre de l’artisanat et la Maison de l’artisan de la province de Khémisset organisent, du 21 au 31 juillet, sous l’égide du secrétariat d’État chargé de l’Artisanat, la Foire régionale de l’artisanat de Tiflet. Cette foire qui se tient à la place Moulay El Hassan connaît la participation de 80 artisans et artisanes. Cette manifestation permet au public de découvrir les multiples facettes esthétiques des produits de l’artisanat marocain. Les stands exposent notamment des produits de tissage traditionnel, de broderie, d’incrustation sur le verre, de céramique, de tapis, de bois sculpté, etc.
«L’organisation de cette foire donne l’occasion aux artisans, aux exploitants du complexe d’artisanat et aux professionnels de la région d’évoquer les problèmes de ce secteur qui reste le dépositoire de l’authenticité du savoir-faire de l’artisan marocain», a indiqué Nezha El Amrani, directrice de la Chambre de l’artisanat de la région de Rabat-Salé-Kénitra.

Et d’ajouter : «Cette manifestation permet aux artisans de la région d’échanger leurs expériences avec leurs confrères venus d’autres villes du Royaume. L’artisanat constitue un univers aux multiples facettes alliant innovation et tradition, d’où l’intérêt de le préserver à travers la formation professionnelle et l’apprentissage».

La Foire, qui se veut un espace de rencontre et d’échange entre artisans, a été marquée par l’organisation de plusieurs conférences et tables de ronde. D’autres rencontres d’information ont été animées en marge de l’événement par les exposants, dans le but de prendre connaissance des réalisations accomplies dans le secteur artisanal. La Foire expose un important échantillon local, manufacturé par les artisans de la région, et qui est l’expression d’une culture zemmourie ancrée dans le temps et en relation permanente avec la tradition marocaine.


La ville de Tanger accueille, du 28 au 30 septembre, la 2ème édition du Festival international des musiques du monde et des arts d’Afrique (WOOMAF) sous le thème « Ensemble, revalorisons le riche patrimoine culturel de notre Afrique », indique un communiqué de la Fondation Dintchen-Coucke, initiatrice de l’événement.
Placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, ce rendez-vous panafricain vise à mettre en valeur les riches patrimoines culturels des pays d’Afrique et contribuer à renforcer leur rayonnement international, précise le communiqué.
Cette édition, qui mettra à l’honneur le Sénégal, entend promouvoir le métissage musical et artistique entre les artistes de l’Afrique subsaharienne et ceux du Maroc et favoriser l’émergence de nouveaux talents, mais aussi montrer au monde une Afrique fière, positive, digne, riche, diverse et métissée, ajoute la même source.
Trois jour durant, les festivaliers pourront profiter de concerts musicaux qui mettront à l’honneur des artistes venant d’Afrique subsaharienne, du Maroc et d’autres pays du monde, à l’instar de Cheick Tidiane Seck (Mali), Marema Fall (Sénégal), Sarro (Sénégal), Zouk Machine (Guadeloupe), Serge Ananou (Bénin), Saida Fikri (Maroc), Gnawas les filles de Tanger (Maroc), B.I.C (Haïti) ou encore Koumb Queen (Gabon). Des conférences thématiques de haut niveau portant sur des sujets relatifs à la musique, l’art et la culture d’Afrique et animées par d’éminents spécialistes du Maroc, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire sont aussi au menu. Il s’agit notamment de « La culture comme ciment des relations Sud-Sud entre le Maroc et les pays d’Afrique subsaharienne », « Le métissage musical Maroc-Afrique: pour quel public? », « Art et artisanat marocain: racines et perspectives » et « Regard sur l’art contemporain africain ».
Le festival prévoit également des ateliers artistiques sur la musique, les arts, la bande dessinée et la culture d’Afrique destinés aux enfants et aux adultes, une exposition d’œuvres d’art contemporain et musical au profit des artistes plasticiens et des chanteurs qui exposeront des tableaux d’art contemporain et traditionnel, ainsi qu’une dégustation de mets africains traditionnels, entre autres.
A rappeler que la première édition (13 – 15 octobre 2016) a rencontré un grand succès en mettant le Burkina Faso à l’honneur.